Walk the line

Avec Joaquim Phoenix, Reese Witherspoon, Ginnifer Goodwin, Robert Patrick...

La vie de Johnny Cash n'a, si le récit du film est juste, pas un intérêt majeur pour le cinéma. Mis à part le fait qu'il porte le poids de la mort de son frère, qu'il est devenu une légende de la country, qu'il a été toxico et qu'il ait tombé raide dingue de June Carter, il n' y a pas de quoi surprendre un spectateur habitué aux diverses biographies d'artistes.
Dennis et Mangold se sont donc focalisé sur les deux parties les plus « cinématographique » de sa vie, la passion quasi destructrice que Cash subissait pour Carter et sa toxicomanie.
Ce qui m'amène donc à penser que contrairement à ce qui a été annoncé à la sortie de Walk the line, ce film est plus une comédie dramatique romantique qu'une biographie. D'ailleurs le film s'arrête une fois que Johnny et June se mettent enfin ensemble!
Mangold nous offre un film d'une facture très classique avec un scénario classique tout en nous offrant ce que l'on attend le plus, s'évader durant 2 heures pour vivre la vie des personnages. Il doit cette réussite à une mise en scène puissante, je pense notamment à la première scène du film où se prépare le fameux concert de Cash à la prison de Folsom. Avec seulement le son de l'intro du concert au loin et les images montrant une prison vide, Mangold allie la beauté musicale à la force barbare d'une prison.
Ceci étant, l'atout majeur du film vient de ses deux comédiens de talent que sont Joaquim Phoenix et Reese Witherspoon qui livrent ici l'une de leur meilleure interprétation. Certes Joaquim Phoenix ne recevra aucun prix pour ses talents de chanteurs, mais, une fois encore, il prouve l'étendu de son talent. Il suffit de l'imaginer dans Gladiator et dans ce film pour s'apercevoir de la large palette d'émotion dont ce comédien est capable .
Quand à Reese Witherspoon, elle est simplement dantesque à tout niveau. Non seulement, elle chante à merveille mais en plus elle irradie le film de sa vivacité et de son c½ur gros comme ça.
On oubliera facilement ses quelques facilités scénaristiques (l'achat de la maison dans les bois alors que juste avant il ne peut pas payer sa facture téléphonique) pour profiter pleinement de l'immense plaisir que ce couple de comédiens hors normes nous offre.
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# Posté le vendredi 15 juin 2007 18:09

Bilan du festival du drame

Voilà mon deuxième festival du drame terminé. Il est temps maintenant de faire un petit bilan de l?expérience vécue.
La grande nouveauté de cette sélection comparée à la précédente était le nombre particulièrement élevé de films à voir. Je suis passé ainsi de 3 films pour le festival « Un autre monde » à 10 films pour le petit nouveau.
J?en retire une certaine joie dans le sens où j?avais sélectionné exprès des films dont je ne trouvais pas la motivation pour les voir. Avec ce système, j?étais obligé de les voir. L?inconvénient est qu?on a pas tout le temps envie de voir le film qu?on a sélectionné au moment prévu. D?où une certaine relâche après Marchands de rêves, où je me suis octroyé une pause et le droit de voir d?autres films (Sunshine et Trois enterrements). Ce qui me permit de retrouver la motivation pour terminer ce festival mais qui rallongea énormément la durée du festival. Ce qui fait qu?au final, j?ai été obligé de comparer des films vus sur un laps de temps de deux mois.
Mis à part cela, les films sélectionnés m?ont dans l?ensemble bien intéressé. Une mention spéciale pour Secrets et mensonges bien sûr, mais aussi pour The player qui n?a pas été loin de remporter la récompense suprême. Marchands de rêves et Les misérables ont été deux bonnes surprises que je conseille vivement. Au rang des déceptions, on peut noter Benny?s vidéo où Haneke ne parvient pas assez à passionner pour nous faire digérer le rythme trop lent de son métrage et Jungle fever qui reste bien mais qui pêche dans l?intérêt des rôles principaux. Je devrais plutôt dire que les seconds rôles sont nettement plus attachants que les premiers rôles. Un seul film m?a fait souffrir d?ennui : L?humanité. Je n?en dirais pas plus tellement je ne vois pas l?intérêt de m?étendre sur le sujet.
Je pourrais rajouter deux prix à ce festival : la palme de l?originalité qui reviendrait à l?intemporel Europa et la palme du choc avec Bad lieutenant.
Voilà un petit tour d?horizon de ce que fut ce festival à mes yeux. J?espère que cela vous donnera l?envie de découvrir vous-mêmes ces films pour qu?on puisse en débattre et que, pourquoi pas, vous vous preniez au jeu, décidément très plaisant, du festival.
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# Posté le lundi 11 juin 2007 11:40

Palmarès du festival du drame

Palmarès du festival du drame
Yeux d'or du festival du drame 2007

SECRETS ET MENSONGES de Mike Leigh
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# Posté le dimanche 10 juin 2007 16:37

Palmarès du festival du drame

Palmarès du festival du drame
Prix de la mise en scène

LARS VON TRIER pour Europa
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# Posté le dimanche 10 juin 2007 16:35

Palmarès du festival du drame

Palmarès du festival du drame
Prix du scénario

MICHAEL TOLKIN pour The player
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# Posté le dimanche 10 juin 2007 16:28