La guerre des mondes

Réalisateur : Steven Spielberg


Avec Tom Cruise, Dakota Flanning, Miranda Otto...


Steven Spielberg nous livre avec ce film sa vision de l'apocalypse. Une apocalypse terrifiante avec des images d'une réalité effrayante !
Il nous montre la fin du monde à travers les yeux d'une famille qui va profiter de cette catastrophe sans précédent pour se réconcilier. Cela peut paraître un peu naïf, mais Spielberg a assez de « bouteilles » pour éviter les poncifs du genre. On reste tétanisé par ce que vit la famille Ferrier car on pourrait être comme eux dans de telles circonstances. Spielberg a eu l'intelligence de faire de son personnage principal un antihéros devant son salut à son sens de la débrouillardise (savoir fuir) et surtout à une grosse part de chance. C'est d'ailleurs ce qui a valu au film un flot de critiques immérités. S'il on demande aux survivants de la première et de la deuxième guerre mondiale de nous relater chaque moment où ils ont frôlés la mort, on serait surpris de les avoir vivant devant nous. La seule différence entre eux et Ray Ferrier est que le deuxième est un personnage fictif. Autrement dit, dans un film catastrophe, personne ne doit avoir de la chance.
Toute la force du film réside dans l'atmosphère véritablement réelle de l'apocalypse. Pour ce genre de film, « La guerre des mondes » de Spielberg fait figure de chefs d'œuvre tant dans sa perfection technique que dans l'approche psychologique d'une telle catastrophe. Seul le train en feu vient donner un côté surréaliste. Ceci n'enlevant rien au reste bien au contraire. Cette scène est tellement surprenante qu'on la savoure à pleine dents.
Du côté de l'interprétation, Tom Cruise a choisi le personnage qui lui fallait. Un frimeur assez pauvre d'esprit. Cela lui permet de pouvoir rouler des mécaniques au début. Mais son personnage évolue réellement jusqu'à la fin pour devenir touchant. Un parcours que l'on souhaite à l'enfant gâté Cruise ! Mais la palme de l'interprétation vient à la petite Dakota Flanning tout bonnement bluffante. Elle est entourée de l'une des plus grandes stars d'Hollywood, de tripodes dévastateurs, d'une atmosphère cataclysmique et malgré cela elle crève l'écran. Chapeau bas !
Quand à cette fameuse fin, elle est non seulement excusé par l'excellence de ce qui la précéde mais aussi par l'histoire de Spielberg, à qui on ne peut en vouloir d'aimer les happy ends.

# Posté le lundi 25 juin 2007 16:20

Êmily Haines Winning

Histoire de faire durer le plaisir.
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# Posté le samedi 23 juin 2007 18:02

Êmily Haines Reading in bed


Voici ce que j'écoute en ce moment.

J'en ai la chair de poule!
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# Posté le samedi 23 juin 2007 12:45

Domino

Réalisateur : Tony Scott

Avec Keira Knightley, Mickey Rourke , Edgar Ramirez et Christopher Walken

L'enfer du dimanche d'Oliver Stone a du donner des idées à Tony Scott. A sa sortie, le réalisateur de JFK avait dit « dans dix ans tous les films seront réalisés de cette manière ». Fort heureusement, ce film n'eut aucun succès, ce qui enterra la prédiction de Stone. Par le plus grand des malheurs, Tony Scott eut la mauvaise idée de la déterrer. Petit rappel de ce qu'était l'idée de base de Stone, faire un film avec un plan par seconde. Pour Scott, cela donna Domino.
Un film qui raconte l'histoire d'une chasseuse de prime totalement déjanté prise dans une arnaque très dangereuse.
On passe notre temps à essayer de voir ce qu'il y a à l'écran. Peine perdue, Scott brouille les pistes mais surtout l'image, égratignant fortement notre rétine au passage. Au bout de cinq minutes de Domino, c'est déjà l'overdose. Saturation de l'image, gros plan très stylisé, zoom constant, montage ultra serré, flashback, une musique différente par minute. Voici la recette de l'horreur.
Ceci est d'autant plus dommage, que Scott avait entre les mains, un scénario habile pouvant donner un bon film. Il disposait aussi de bons acteurs (en particulier Rourke) même si Keira Knightley n'est pas tout à fait à la hauteur. Elle passe son temps à crier et injurier.
De toute façon quoiqu'ils fassent, les interprètes sont effacés par la mise en scène omniprésente de Scott, broyant tout sur son passage.
Si vous avez du courage?
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# Posté le samedi 23 juin 2007 01:21

Mississippi burning

Avec Gene Hackman, Willem Dafoe et Frances McDormand.

Blanc ou noir, c'est possible, même si ce n'est pas rose et que l'un aura une vie certainement plus noir que l'autre. Là où ça se complique, c'est lorsqu'on parle de blanc et noir. Cela sous-entend que l'on vive ensemble avec les mêmes droits. De nos jours, dans les civilisations soi-disant plus avancées, les résultats ne sont pas toujours probants. Alors il suffit d'imaginer cela en 1964, dans une petite ville du sud des USA au bord du Mississippi pour avoir une idée de la dureté du propos de Mississippi burning. Dureté d'autant plus forte qu'il s'agit d'une histoire vraie.
Alors, certes, le film s'est plus inspiré des faits plutôt que de relater point par point la réalité, mais il n'en perd pas son côté coup de poing pour autant. Car c'est un véritable uppercut que l'on prend en pleine face en voyant cette œuvre.
On regrettera juste que les méchants du film le soient autant car comme le dit Frances McDormand « Lorsqu'on apprend à un enfant de 7 ans que la ségrégation fait partie de la bible... ». Aussi étonnant que cela puisse être, il n'y a aucune raison qu'une personne à qui on a inculqué depuis son enfance quelques croyances horribles, soit entièrement mauvaise. D'ailleurs quelle est la motivation de ces gens ? Ils veulent être dans une démocratie où l'on se sent bien. N'est-ce pas ce que l'on rêve tous ?
C'est un peu le défaut des films des années 80 que de nous montrer des héros tout blanc ou tout noir. Celui-ci n'échappe point à la règle et c'est dommage !
Autre rapprochement avec les années 80, la relation entre Gene Hackman (comme à son habitude, très charismatique) et Willem Dafoe. Ils sont chien et chat, ils ont chacun leurs méthodes de travail et ne laisse passer aucune occasion pour le dire à l'autre. Ils sont sans arrêt en train de se hurler dessus mais garde au fond un profond respect pour l'autre. J'ai énormément pensé à Nick Nolte et Eddy Murphy dans 48 heures, par exemple, même si bien sûr c'est un film beaucoup plus léger.
Ce film est un incontournable d'Alan Parker, à l'époque où l'inspiration le suivait, mais c'est surtout un incontournable tout court.
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# Posté le mardi 19 juin 2007 16:32

Modifié le mardi 19 juin 2007 19:13