Avec Tom Cruise, Dakota Flanning, Miranda Otto...
Steven Spielberg nous livre avec ce film sa vision de l'apocalypse. Une apocalypse terrifiante avec des images d'une réalité effrayante !
Il nous montre la fin du monde à travers les yeux d'une famille qui va profiter de cette catastrophe sans précédent pour se réconcilier. Cela peut paraître un peu naïf, mais Spielberg a assez de « bouteilles » pour éviter les poncifs du genre. On reste tétanisé par ce que vit la famille Ferrier car on pourrait être comme eux dans de telles circonstances. Spielberg a eu l'intelligence de faire de son personnage principal un antihéros devant son salut à son sens de la débrouillardise (savoir fuir) et surtout à une grosse part de chance. C'est d'ailleurs ce qui a valu au film un flot de critiques immérités. S'il on demande aux survivants de la première et de la deuxième guerre mondiale de nous relater chaque moment où ils ont frôlés la mort, on serait surpris de les avoir vivant devant nous. La seule différence entre eux et Ray Ferrier est que le deuxième est un personnage fictif. Autrement dit, dans un film catastrophe, personne ne doit avoir de la chance.
Toute la force du film réside dans l'atmosphère véritablement réelle de l'apocalypse. Pour ce genre de film, « La guerre des mondes » de Spielberg fait figure de chefs d'œuvre tant dans sa perfection technique que dans l'approche psychologique d'une telle catastrophe. Seul le train en feu vient donner un côté surréaliste. Ceci n'enlevant rien au reste bien au contraire. Cette scène est tellement surprenante qu'on la savoure à pleine dents.
Du côté de l'interprétation, Tom Cruise a choisi le personnage qui lui fallait. Un frimeur assez pauvre d'esprit. Cela lui permet de pouvoir rouler des mécaniques au début. Mais son personnage évolue réellement jusqu'à la fin pour devenir touchant. Un parcours que l'on souhaite à l'enfant gâté Cruise ! Mais la palme de l'interprétation vient à la petite Dakota Flanning tout bonnement bluffante. Elle est entourée de l'une des plus grandes stars d'Hollywood, de tripodes dévastateurs, d'une atmosphère cataclysmique et malgré cela elle crève l'écran. Chapeau bas !
Quand à cette fameuse fin, elle est non seulement excusé par l'excellence de ce qui la précéde mais aussi par l'histoire de Spielberg, à qui on ne peut en vouloir d'aimer les happy ends.