Interruption

Un petit mot pour m'excuser de mon manque de temps pour mettre à jour ce blog.

Je pars en vacances jusqu'au 7 Septembre, j'essaierais de rajouter quelques articles à ce moment là.

Merci à ceux qui continuent de venir malgré mon manque d'assiduité.

A tout de suite.

# Posté le vendredi 24 août 2007 15:03

Amours chiennes

Réalisé par Alejandro Gonzales Inarritu

Avec Gael Garcia Bernal, Emilio Echevarria, Goya Toledo...

C'est le troisième film que je vois qui est tiré d'un scénario de Guillermo Arriaga après 21 grammes et Trois enterrements. Et c'est le deuxième avec le tandem explosif Arriaga-Inarritu. 21 grammes m'avait fait l'effet d'une bombe car il se permet de réinventer la narration d'une histoire filmée. On y trouve comme dans Amours chiennes le destin croisé de plusieurs personnages tous liés par un événement dramatique. Inarritu et Arriaga croient aux destins. Pour eux, tout est lié, il n'y a pas de rencontres hasardeuses. Ils se sont donc réunis pour mettre en image le destin auquel ils croient.
Que peut-on dire d'autre que merci. Merci d'avoir osé, merci d'être si bon et surtout, merci d'avoir su mettre une claque à une narration vieillisante que peu de monde souhaite ou n'a le courage de changer.
Même si Amours chiennes à un récit moins explosé que 21 grammes, il n'en reste pas moins un film puissant. Il nous raconte le destin croisé de trois personnes liées par un accident de voiture.
Le premier, Octavio, à un rêve. Il souhaite partir loin vivre avec sa belle soeur enceinte et son neveu "le petit tondu". Pour prouver à celle qu'il aime que c'est possible et que ses intentions sont sérieuses, il fait combattre son chien contre d'autre, ce qui lui rapporte très vite beaucoup d'argent et aussi beaucoup d'ennui. Des ennuis qui vont l'amener à créer un accident de voiture causant la ruine de Valeria et le nouveau départ d'El chivo, un clochard.
Valeria avait pourtant tout pour être heureuse. Sa carrière de mannequin était à son apogée et son amant, Daniel, venait de lui acheter un appartement en lui annonçant qu'il quittait sa femme pour elle.
Quant à El chivo, il avait déjà ruiné sa vie des années auparavant et l'accident va lui permettre de prendre un nouveau départ.
L'accident de voiture n'est pas le seul lien de ces trois personnages. L'égoïsme quant à l'amour qu'ils portent aux gens en est un autre. Tout le film repose sur le fait que lorsque l'on aime une personne, on l'aime à sa manière, avec ses propres envies et c'est à l'autre d'accepter cela. C'est évident pour Octavio qui est le seul à vouloir partir. Valéria, elle, laisse son handicap envahir l'amour qu'elle porte à Daniel et El chivo lui, a préféré ses idéaux à sa fille.
Aucun d'eux ne ressortira indemne de leur égoïsme. Inarritu et Arriaga, tout deux très catholiques, se chargent bien de les punir.
Mais il y a un quatrième personnage dans ce film qui est, à lui tout seul, celui qui les réunit tous. Ce personnage, c'est Mexico.
Inarritu le filme dans son entier. Des quartiers riches aux quartiers pauvres, il promène sa caméra partout pour nous faire découvrir cette fourmillière prête à exploser à n'importe quel moment. On ne peut s'empêcher de penser, tout de même, que les décors nauséeux, d'une crasse écoeurante, l'a plus marqué que le reste. Ces décors sont presque la principale source de violence du film.
Pour servir cette histoire, Inarritu a disposé d'un groupe de comédiens apparement très emballé par ce récit. On comprend aisément pourquoi le petit Gaël Garcia Bernal fut découvert grâce à Amours chiennes, et l'interprétation d'Emilio Echevarria donne une énorme envie de découvrir le reste de sa filmographie.
Le plus étonnant est de se dire que cette oeuvre est le premier film d'un metteur en scène. Inarritu fait preuve d'une maîtrise totale avec un exercice loin d'être évident. Réussir à interesser le spectateur sur trois histoires différentes sans faire perdre au film son rythme relève d'une grande maturité.
Amours chiennes est un film à découvrir absolument!

# Posté le mercredi 18 juillet 2007 19:25

Vol 93

Réalisé par Paul Greengrass

Avec Christian Clemenson, Trish Gates, David Alan Basche, Cheyenne Jackson...


Le début m'a un peu décontenancé car connaissant l'histoire, j'étais curieux de voir sous quel angle Paul Greengrass allait montrer ces événements. Alors que l'on pense que le film va suivre le parcours des terroristes (choix légèrement douteux quoique pas inintéressant), le film bascule et s'intéresse plus aux aiguilleurs du ciel et de l'armée. Les informations arrivent à mille à l'heure et on reconnait bien la patte du réalisateur de Bloody Sunday. Sauf qu'à un certain moment, cette masse d'informations nous fait penser à un documentaire survitaminé de dollars et d'actions et on décroche légèrement. Heureusement, après la collision des deux avions dans le world trade center et le décollage du vol 93, Greengrass commence à s'arrêter sur les événements qui se passe dans ce vol. Et lorsque la prise d'otage commence, la tension monte crescendo et on se surprend même à espérer qu'ils s'en sortent même si l'on connait le véritable dénouement.
Au final, Greengrass a réussit l'incroyable. Il a conté tous les événements de cette folle journée meurtrière sous tous les angles avec un film de 1H45 seulement.
C'était un pari fou qu'il a relevé avec brio. Finalement ce flot incessants d'informations auditives et visuelles dont Greengrass nous submerge lui permet de ne pas tomber dans le voyeurisme et l'héroisme ronflant dont les films américains nous inondent chaque année. Le seul acte d'héroisme dont ces gens ont été capables n'est que celui que leur instinct leur a ordonné de suivre. "De toute façon, si l'on ne fait rien on est mort." Ce fameux 11 Septembre 2001, l'information disait plutôt que les passagers s'étaient révoltés contre les terroristes pour sauver le président. Merci Greengrass de n'avoir pas écouté cette niaiserie patriotique qui t'aurait obligé de couvrir ton film d'un millions de drapeaux américains!
Avec ce film, le maître du documentaire fiction est né et il s'appelle Paul Greengrass.

# Posté le lundi 16 juillet 2007 18:14

Modifié le lundi 16 juillet 2007 18:24

Little miss Sunshine

Little Miss Sunshine

Réalisé par Jonathan Dayton et Valérie Faris

Avec Greg Kinnear, Toni Collette, Steve Carell, Paul Dano...


l y a des films qui nous rendent heureux, qui nous donnent l'envie de partager, de profiter de ce qui nous entoure. Ils sont rares, aussi lorsqu'on en tient un, on a pas envie qu'il nous lâche. Alors on fait durer le plaisir en se le rabâchant sans cesse dans la tête pour garder l'ambiance intacte. Si il durerait trois jours, on y verrait aucun inconvénient, bien au contraire.
Litlle miss Sunshine fait partie de ceux-là. A travers cette famille foldingue, les auteurs de ce petit joyau nous font vivre un moment unique de complicité avec les personnages. Quoiqu'ils fassent, on a envie de les suivre.
Certes la construction du récit est classique et la mise en scène est très discrète. Mais c'est ce qui nous permet de plonger complètement dans l'histoire. Pour qu'un scénario soit taxé d'excellent, il n'est pas obligatoire de déstructurer le récit, d'ouvrir des portes, de multiplier les histoires. S'il on a le talent nécessaire, il suffit de raconter une aventure de façon linéaire avec des dialogues justes et des personnages réellement fouillés. C'est précisément ce que nous offre ce petit bijou. Avec ces personnages hauts en couleurs et ses situations exagérément tragi-comiques, Little miss Sunshine ne tombe à aucun moment dans le burlesque sans autre intérêt que faire rire. Il trouve à chaque fois le ton juste pour nous toucher. Il n'hésite pas non plus à égratigner la société américaine sur son capitalisme exacerbé.
Mais que serait ce scénario si bien écrit avec de mauvais comédiens ? Il ne serait rien car l'un ne va pas sans l'autre. Même si aucun n'excelle plus que l'autre, j'aurais une légère préférence pour Greg Kinnear qui avec un rôle au départ très antipathique réussit à rendre son personnage vraiment attachant.
En bref, Little miss Sunshine est une pure source de bonheur à l'état pur !

# Posté le vendredi 13 juillet 2007 19:10

[Feist]

Je vais la voir en concert le 09 Octobre à la cygale et je vous conseille d'en faire autant.
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# Posté le mardi 03 juillet 2007 16:31