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Arrivederci amore, ciao

Arrivederci amore, ciao
Après avoir été enchanté par Romanzo Criminale, je m'attendais à un film d'aussi bonne facture. Que nenni, ici la mise en scène et les jeux de caméra sont omniprésent et prennent plus de place que l'histoire et les acteurs pourtant pas mauvais du tout.
Alessio Boni campe le rôle peu attirant d'un salaud comme rarement le cinéma nous en a montré et il sait profiter de sa gueule d'ange et d'un jeu tout en retenu pour mieux entourlouper le monde qu'il entoure ainsi que nous mêmes. Quant à Michele Placido, il est aussi bon réalisateur qu'acteur.
Michele Soavi avait pourtant un scénario en or pour faire de son film un must du genre. Pour une fois, le héros n'est pas un salaud qui se repentit et qu'on finit par aimer. Plus l'histoire avance et plus on le déteste. Et plus on croit qu'il se dirige vers le bon chemin, plus il nous montre qu'il est encore pire que ce que l'on pensait. C'est un phénomène suffisamment rare au cinéma pour ne pas venir le gâcher par un réalisateur qui n'a pas su s'oublier.
A la fin on ne sait pas si l'on doit rire ou pleurer tellement le décalage entre l'histoire et la mise en scène est importante. Soavi étant l'ex assistant d'Argento, il a du se sentir obligé de rendre hommage à son maître. Le problème est qu'Arrivederci amore, ciao ne se situe pas dans le film de série b, donc pourquoi le filmer de cette façon?
Bref, un film oubliable, prétentieux qui bénéficie pourtant de personnages très intéressants.
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# Posté le vendredi 23 mai 2008 18:42

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