JUNGLE FEVER

JUNGLE FEVER
Tout commence par un générique original quoiqu'un peu dépassé. Spike Lee nous montre ce que l'on imagine être le quartier de Harlem au ralenti avec des panneaux routiers venant de droite et de gauche de l'écran avec comme indication les participants du film. Bonne idée, dommage que le ralenti soit digne d'un montage d'amateur non averti.
La caméra descend sur une rue d'Harlem où un jeune adulte distribue les journaux sous une musique digne des films hollywoodiens à bons sentiments.

S'ensuit une scène d'amour propice à nous montrer les bonnes relations d'un couple black vivant sous les règles du politiquement correct américain. Leur fille entend ses parents faire l'amour, ce qui la rend heureuse car c'est la preuve que ses parents s'aiment. Papa, prénommé ridiculement Flipper, accompagne sa petite à l'école en étant toujours à son écoute et en s'efforçant de la faire rire un maximum. Papa va au travail et l'on découvre qu'il est architecte. Bref, tout porte à croire dans le début du film que Spike Lee a voulu faire de ses personnages noirs, les égaux des blancs.

L'arrivée de la nouvelle secrétaire de Papa Flipper va être le tournant du film et c'est tant mieux. Comme on pouvait s'en douter dès la scène d'amour entre papa et maman, papa va faire une bêtise. Il va tromper maman. Mais comme une erreur ne vient jamais seule, il la trompe avec sa secrétaire qui est, Italienne.

Spike Lee profite de cette histoire pour déverser ses pensées sur le racisme. Alors que l'on croit au début du film devoir assister à une insipide histoire racontant que les noirs savent se tenir comme les blancs, Lee nous fait un laïus sur les relations racistes de deux communautés.
Il dépeint une sorte de Roméo et Juliette à la différence que ce qui les sépare n'est pas leur famille (quoique) mais leur couleur de peau.

Lee n'a pas véritablement de parti pris car les deux communautés y vont de leur imbécillité.
Cela fait énormément penser à Collision de Paul Haggis.

Au fur et à mesure que l'histoire avance, Lee casse les règles du film hollywoodien pour notre plus grand plaisir même si parfois son discours est quelque peu pompeux. Comme papa Flipper le dit si bien, on est pas dans un film de Walt Disney, ici l'amour n'est pas forcément plus fort que tout.

Pour faire passer son message, Lee s'est appuyé sur d'excellents comédiens. Il suffit de voir les prestations de Samuel L. Jackson, d'Anthony Quinn et et de John Turturro pour s'en rendre compte. Et puis le sourire d'Annabella Sciorra est tellement craquant qu'on se ferait bien toute sa filmographie pour l'admirer.

Lee utilise de la musique soul lorsqu'il dépeint le racisme et une musique classique désastreuse pour la communauté italienne et l'adultère de papa Flipper. Il fait avec cette dernière tomber le drame pour rendre le tout plus léger et c'est dommage car cela nous empêche de nous imprégner réellement dans leur histoire.
Jungle fever n'est pas le meilleur Spike Lee mais il reste très recommandable.

# Posté le vendredi 06 avril 2007 05:50

Festival du drame

Festival du drame
Dans les rayons d'une DVDthèque, il est facile de s'y perdre. Pour preuve, à chaque fois que je regarde la tranche d'un DVD et que j'y vois son titre, je ne peux m'empêcher de me rappeler ses images. Mais le mieux reste lorsque je tombe sur un titre m'étant encore inédit. Je ne peux m'empêcher d'imaginer l'œuvre fixée sur ce support. Et là, tous les délires sont permis. Je me raconte l'histoire sans même la connaître forcément. Mais par rapport à l'auteur, il est facile, pour certains, de s'en faire une idée assez précise. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'est pas les films nous montrant un univers foisonnant d'imagination qui m'attire le plus. Je m'y attarde souvent très peu car les déceptions sont énormes dans ce rayon. J'ai toujours été sidéré par la limite que le cerveau humain se fixe dans ces œuvres. Prenons l'exemple des extraterrestres au cinéma, combien sont-ils à ne pas avoir deux jambes et deux bras ? L'être humain est limité par ce qu'il connaît et c'est pour ça qu'il ne m'impressionnera jamais lorsqu'il tentera de créer un autre monde.
En outre, l'être humain est très fort lorsqu'il s'attèle à décrire les sentiments de chacun. Pour ne s?arrêter qu'à des films récents, Eternal sunshine of the spotless mind, La vie est un miracle, Parle avec elle et Sur mes lèvres sont des exemples marquant qui permettent réellement de nous laisser immerger par les sentiments des personnages.
C'est pourquoi j'ai décidé, pour le deuxième festival, de ne diffuser que des œuvres à caractère dramatique. Cela dit, comme je n'ai pas envie de me suicider à la fin de cette manifestation, j'ai intégré quelques comédies dramatique qui sauront, j'en suis certain, détendre l'atmosphère.
Voici donc la liste des films sélectionnés pour ce festival dans leur ordre de diffusion :

- Europa de Lars Von Trier
- Jungle fever de Spike Lee
- Ombres et brouillards de Woody Allen
- The player de Robert Altman
- Benny?s vidéo de Michaël Haneke
- Les misérables de Claude Lelouch
- Marchand de rêves de Giuseppe Tornatore
- The end of the violence de Wim Wenders
- My name is Joe de Ken Loach
- L'humanité de Bruno Dumont

Comme vous avez pu le remarquer, la liste de films est plus importante que pour le premier festival. Cela vient de la difficulté de ne pas accorder tous les prix au même film. Là au moins, avec dix films et vu les auteurs de ces films, il sera certainement difficile d'être dans la même situation.
Peut-être, vous êtes-vous déjà aperçu que tous les films sélectionnés datent des années 90. Ainsi, la société décrite dans chaque film sera de la même époque, ce qui facilitera la comparaison.
Compte tenu du nombre important de films, je ne prendrais aucun risque de vous faire deviner le futur vainqueur en diffusant la critique de chaque film au fur et à mesure de leur vision. Cela vous permettra de suivre en direct mes réactions sur chacun d'eux.
Vous pouvez d'ores et déjà faire vos pronostics sur le futur vainqueur.

# Posté le mercredi 04 avril 2007 05:15

Llorando de Rebecca Del Rio

Llorando

Yo estaba bien por un tiempo,
volviendo a sonreír.
Luego anoche te vi
tu mano me tocó
y el saludo de tu voz.
Y hablé muy bien de tu
sin saber que he estado
llorando por tu amor (x3).
Luego de tu adiós sentí todo mi dolor.
Sola y llorando,
llorando (x3).
No es fácil de entender
que al verte otra vez
Yo seguiré llorando

Yo que pensé que te olvidé
pero es verdad es la verdad
que te quiero aún más,
mucho más que ayer.
Dime tú qué puedo hacer
no me quieres ya
y siempre estaré
llorando por tu amor (x2).
Tu amor se llevó
todo mi corazon
y quedo llorando
llorando (x5)
por tu amor.




Crying

I was all right for a while,
I could smile for a while.
But I saw you last night;
You held my hand so tight
when you stopped to say hello.
Oh, you wished me well,
you couldn't tell
that I'd been crying over you,
crying over you.
And you said so long,
left me standing all alone.
Alone and crying
Crying (x3).
It's hard to understand
But the touch of your hand
Can start me crying

I thought that I was over you
But it's true, so true
I love you even more
Than I did before
But darling, what can I do?
For you don't love me
And I'll always be
Crying over you (x2).

Yes, now you're gone
And from this moment on
I'll be crying
crying (x5)
over you.

And here is a literal translation of the spanish version, since they arent exact:

Crying

I was alright for awhile
I could begin again to smile
I saw you later last night
I took your hand
and the greeting of your voice
and you spoke well of yourself
without knowing that I'd been
crying for your love.
After your goodbye, I felt all my pain.
alone and crying,
crying.
It is hard to understand
that to see you again
I will continue crying.

I thought I had forgotten you (a spanish idiom meaning "over" you)
but it is true,
it is true
I love you even more,
much more than yesterday.
Tell me what I can do.
You don't want me anymore.
and I will always be
crying for your love.
Your love carried my whole heart
and I remain crying,
crying,
for your love.

# Posté le lundi 02 avril 2007 18:50

Modifié le lundi 02 avril 2007 19:33

Mulholland drive

Mulholland drive
Il est question, à mes yeux, du film le plus abouti de toute l'histoire du cinéma. C'est un monument d'intelligence, de sensibilité et de compréhension des émotions humaines.
Outre sa réalisation qui est, comme toujours chez Lynch, parfaite et envoûtante, une photo superbe et une musique enivrante, on a droit à une histoire abouti avec un jusqu'auboutiste diabolique. Lars Von Trier nous a habitué à pousser la machine psychologique pour aller jusqu'au bout des choses. Breaking the waves et Dancer in the dark en sont le parfait exemple. Mais Lynch, avec Mulholland drive invente une nouvelle façon de raconter en deux heures, une histoire qui aurait du en durer le quintuple tellement elle est poussée dans le détail.

Il déstructure totalement l'histoire au point de n'y rien comprendre afin de nous forcer à recoller les morceaux dans le bon sens. Son œuvre prend toute son ampleur lorsqu'on l'a compris. Je ne vous dirais pas que je peux tout expliquer du film, bien sûr. Cela dit, si je ne peux pas l'expliquer, c'est parce qu'à chaque visionnage du film, de nouvelles choses apparaissent venant reconstruire le puzzle et nous éclairer sur l'inconscient de Diane.
Ce film est 100% compréhensible contrairement à ce que j'ai pu lire. J'irais même jusqu'à dire que remis dans le bon sens, ce film est d'une clarté déconcertante. Et puis, il n'y a qu'un seul et unique niveau de lecture.


Il n'y a qu'une histoire et elle nous explique en détail comment fonctionne le cerveau humain.


Pour être clair, voici mon interprétation :

Diane est une jeune actrice qui n'arrive pas à percer pour manque de talent mais aussi à cause de l'ombre que Camilla lui fait. Camilla, pour qui elle voue un amour certain, est quant à elle en pleine ascension grâce notamment à son idylle (que jalouse grandement Diane) avec Adam, un réalisateur lui aussi en pleine ascension. Dans la deuxième partie, à la soirée organisée par le réalisateur, elle s'aperçoit vraiment de son échec. Les seuls rôles qu'elle a eu, elle le doit à Camilla, mais en même temps, elle commence à penser que sans Camilla, elle aurait certainement mieux réussi. Après cette soirée, Diane décide de faire tuer Camilla par un tueur à gage. Après, elle fait un rêve agité. Elle rêve qu'elle arrive à Hollywood accompagnée d'une vieille dame très gentille, mais qui par derrière et avec son malicieux mari se moque bien d'elle, et de faire la connaissance de Rita, une accidentée de la route, dans la superbe villa de sa tante Ruth. Dans son rêve, elle va connaître les débuts prometteurs d'une actrice en devenir (ce qu'elle veut être). Elle va aider Rita à recouvrer la mémoire perdue lors de l'accident. Un mystérieux homme au Winkie va raconter à un autre son rêve terrifiant de la veille où il était question d'un horrible SDF ( appelez aussi l'homme de l'arrière-cour ) s'apparentant franchement à un monstre. Sollicité par son interlocuteur, le mystérieux homme décide d'aller se rendre compte en réalité de la présence ou non de cet horrible SDF. Son rêve était vrai et il en meurt. Ensuite, il va être question de difficulté éprouvé par un réalisateur pour faire son film, car on veut lui imposer une actrice (Camilla Rhodes) comme rôle principal qu'il ne connaît pas.
Il va au fur et à mesure perdre le contrôle de son film, puis le récupérer après avoir obtempéré.
On va assister aussi à une scène Tarantinesque où un tueur à gage en tuant sa cible est obligé de se débarrasser de deux autres personnes.
Betty et Rita après avoir vu le cadavre de la Diane de la deuxième partie chez Rita (en fait chez Diane dans la réalité) vont finir par faire l'amour et après comme happée par une révélation soudaine, Rita va mener Betty au club Silencio ou l'on va apprendre que toute cette partie du film est fausse.
Comme par magie, Rita, en pleure, va retrouver avec une boite bleue dans son sac. Boite qu'elle ouvrira ensuite grâce à la clé bleue trouvé précédemment. Lorsqu'elles sont revenue chez tante Ruth, Betty disparaît, Camilla ouvre la boite, la caméra plonge dedans, la boîte tombe. Tante Ruth qui a entendu un bruit vient voir, il n'y a plus personne dans la pièce (normal, car il n'y a jamais eu personnes d'autres.), la caméra nous promène entre les couloirs de tante Ruth et les couloirs de la maison de Diane dans la 2ème partie, on se retrouve d'ailleurs chez Diane ou le cow-boy dit au cadavre de se réveiller, puis dans la même position Diane se réveille à cause de sa voisine qui frappe à la porte. A noter que les coussins que l'on voit au premier plan du film après le générique sont identiques. A partir de ce moment-là, tout ce que l'on va voir est la réalité.

Mis dans ce sens, tout est compréhensible. Même les choses qui paraissent le plus invraisemblable.
Compréhension du rêve de Diane :

L'accident de voiture de Rita : Cela se passe au tout début du rêve de Diane. Normal, puisqu'au moment où elle dort, le tueur à gage qu'elle a engagé pour tuer Camilla doit passer à l'acte. C'est donc la principale inquiétude de Diane au moment où elle se couche. Contrairement à ce qui était prévu de se passer, Camilla/Rita en sort indemne grâce à une bande de jeunes chauffards qui leur rentrent dedans juste devant le passage secret de la deuxième partie. Camilla/Rita dans le rêve s'en sort à l'endroit même qui a mené Diane a passé l'une des soirées les plus horribles de sa vie. Malheureusement pour elle, elle est amnésique. Si on se met à la place de Diane, ce scénario est plausible. Elle a commandité le meurtre de Camilla, mais elle a des remords car premièrement ce n'est pas une tueuse et deuxièmement elle est amoureuse de sa victime. Aussi il est logique que dans le rêve de Diane, Camilla/Rita s'en sorte mais avec un handicap afin qu'elle ne lui en veuille pas de son acte. Et quel autre handicap que l'amnésie pourrait permettre à Camilla/Rita de pardonner Diane. Et puis quoi de plus logique que de faire subir un préjudice à sa victime, à l'endroit même où celle-ci nous en a fait subir un, auparavant.
Les débuts prometteurs de Diane : Betty passe une audition qui se passe plus que bien. Elle impressionne tout le monde. Espoir tout à fait logique pour une actrice ratée (Diane). Ensuite elle va assister au casting du film d'Adam. Il est en train d'auditionner la fille qu'on lui a demandé d'embaucher, Camilla Rhodes.
Ce n'est pas un hasard si Lynch a donné à cette blonde, le prénom de Camilla. C'est pour bien sur faire le parallèle entre le rêve et la réalité. Ainsi, pour Diane, la Camilla Rhodes du rêve lui fait la même chose que dans la réalité, elle lui pique le rôle. Vous pensez peut-être que c'est tiré par les cheveux, mais en fait pas du tout. Lorsque Betty arrive au casting, Adam la remarque. Ce que l'on prend à la première vision comme une impression de déjà vu, est en fait une révélation. Pour Adam, Betty est l'actrice idéale de son film mais il ne peut l'embaucher car il reperdrait le film. A noter que, comme pour se dire qu'elle n'y est pour rien dans son échec, Diane fait de la Camilla Rhodes du rêve, une actrice pistonnée par la mafia cinématographique. Une actrice dénouée de talent, mais ses relations l'aide à obtenir ce qu'elle veut. C?est exactement ce que Diane aimerait penser de la réussite de la véritable Camilla. Son premier rôle, elle le doit à sa relation avec le réalisateur Adam (2ème partie).

L'enquête sur l'identité de Rita : lorsque Betty et Rita fouille dans le sac de cette dernière, elles y trouvent une clé bleue et une liasse importante de billets verts. La même clé bleue va leur permettre d'ouvrir la boite bleue donnée par le magicien dans le club Silencio. Ce symbole est superbe. Dans la réalité, Diane a engagé un tueur à gage qui lui dit que lorsque l'acte pour lequel il est payé sera fait, il déposera une clé bleue elle aussi, à l'endroit indiqué. Cet endroit est la table de salon de Diane. Lorsque Diane se réveille et qu'elle ouvre à sa voisine, la clé est sur la table. Ce qui veut dire que Camilla est morte à ce moment-là. A quoi va servir la clé de Rita dans le rêve de Diane ? C'est elle qui va ouvrir l'objet qui représente dans ce film, le rêve de Diane, une boite bleue. En ouvrant la boite, Diane se réveille et est obligé de revenir à sa douloureuse réalité. C'est magnifique tellement c'est clair et en même temps tellement déroutant à la première vision.
La liasse de billets trouvés dans le sac de Rita surgit tout droit de la réalité. C'est Diane qui la donne au tueur à gage quand elle l'engage dans le Winkie. Il est plus qu'intéressant que l'argent qui a servi à tuer Camilla se retrouve, dans le rêve de Diane, dans les affaires de sa victime.

Rita se souvient au winkie de ce qu'elle croit être son nom grâce au prénom de la serveuse, Diane Selwyn. Lorsqu'elles décident d'appeler cette personne, elles tombent sur un répondeur avec une annonce faite par une femme. Il est clair que la voix du répondeur est celle de Betty ou Diane en réalité. Ce qui est logique compte tenu de la suite. Elles pénètrent chez cette fameuse Diane Selwyn. La maison est celle de Diane dans la réalité. Une forte odeur s'y dégage, et pour cause puisqu'un cadavre s'y trouve dans la chambre. On note à ce moment-là, une foule d'indice qui montrent que le cadavre est Diane. Les draps et les coussins sont identiques au plan de départ, la nuisette du cadavre est identique à celle de Diane lorsqu'elle se réveille. Elle est juste un peu plus foncée. La position du cadavre est la même que celle de Diane à son réveil. On est donc d'accord sur ce sujet. En sortant de la maison, le visage de Rita paraît se décomposer.

En rentrant chez tante Ruth, Rita décide de se métamorphoser en blonde. Démarche logique puisqu'elle croit que le cadavre a été tué chez elle, et que donc elle craint qu'on ne la poursuive elle. Mais ce qui est encore plus parlant est le fait de se dire que c'est Diane dans son rêve qui décide de faire mettre une perruque blonde à Rita. Son rêve étant la concrétisation de ses fantasmes, quoi de plus normal pour elle que de vouloir que sa concurrente finisse par lui ressembler. Car c'est bien de cela qu'il s'agit dans cette séquence. Rita en mettant une perruque blonde veut ressembler à Betty.
A noter que la scène du cadavre est la seule qui ait un caractère prémonitoire puisque Diane va finir par se tuer dans ce même lit quelque temps après le rêve.

Le mystérieux homme du Winkie : Dans la première partie, cet homme raconte son rêve à un autre et va finir par mourir en se rendant compte que le monstre SDF est vivant. Dans la deuxième partie, cet homme est aussi au Winkie. Mais cette fois-ci, il est tout seul au bar. Il s'y trouve au moment où Diane engage le tueur à gage. Il croise d'ailleurs le regard de la future criminelle un long instant. Il est clair qu'en mettant le rêve dans la première partie, tout ceci à un sens. Diane a peur que cet homme ait entendu la conversation entre elle et le tueur. C'est pour ça qu'il est dans son rêve. Ce qu'il fait dans son rêve est d'ailleurs très éloquent. Il dit à son ami qu'il a vu un monstre dans l'arrière cour. Ce monstre est celui qui lâche les petits vieux qui vont « apparemment causé » la mort de Diane. Qui est le monstre ? A mon humble avis, c?est la représentation Lynchienne de la mauvaise conscience de Diane. Autrement dit, pour Diane, l'homme mystérieux, en avouant avoir vu le monstre, a entendu la conversation de Diane avec le tueur. Mais comme Diane est maître de son rêve, son subconscient réserve à cet homme un sort bien triste, puisqu'en voyant la mauvaise conscience de Diane, il meurt. En rêvant cela, Diane essaie d'évacuer la peur d'être retrouvée par un potentiel témoin.

Il y a encore une multitude d?indice qui vienne corroborer cette version mais il faudrait écrire un roman entier pour mettre en avant chaque détail du film.
Un conseil, après avoir lu ceci, revisionnez-le.

# Posté le samedi 31 mars 2007 17:53

Modifié le samedi 31 mars 2007 18:08